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30.10.2007

Dr Ramadjita Tabo becomes a Nobel Laureate

He is probably
ICRISAT’s tallest staff
member, and not just
because of his 6’5”
frame, but because of
the awesome
recognition bestowed
on him through his
participation in the
United Nations Intergovernmental
Panel on Climate Change
(IPCC).
The 2007 Nobel Peace Prize announced on
Wednesday this week was won jointly by
former US Vice President Al Gore and the UNIPCC
for their efforts in spreading awareness of
man-made climate change and laying the
foundations for counteracting it. The Nobel
Peace Prize thus goes to all members of the
IPCC group.Haps 1280 19 October 2007.pdf

Dr Ramadjita Tabo, Assistant Regional Director
and Principal Agronomist at ICRISAT-Niamey,
has been a member of the IPCC since 2004. He
is one of the lead authors for the chapter on
Africa, which is one of the 20 chapters covered
in the IPCC Working Group II (WG II) Fourth
Assessment Report. This report, which took
more than three years to write, is now in press
and will be available to the public in the near
future. Since 2004, Dr Tabo, a national from
Chad, has attended several IPCC WG II Group
writing meetings in Vienna, Austria; Cairns,
Australia; Merida, Mexico; Cape Town, South
Africa; and Cairo, Egypt with financial support 
for these travels from the IPCC. He has
represented ICRISAT well within the IPCC.
In his letter to the members of the IPCC,
Dr RK Pachauri, Chairman of the IPCC,
congratulated the members and said, “I have
been stunned in a pleasant way with the news
of the award of the Nobel Peace Prize for the
IPCC. This makes each of you a Nobel
Laureate and it is my privilege to acknowledge
this honour on your behalf.” He also thanked
them for the achievement and recognized their
“knowledge, hard work and application.”
We heartily congratulate Ramadjita Tabo for
becoming a Nobel Peace Prize Laureate as
member of the IPCC. This is an outstanding
achievement and indeed a great honor to Tabo
in particular and to ICRISAT as a whole.

Le Tchad accuse l'Arche de Zoé d'"enlèvement" d'enfants


Les Français arrêtés au Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à décoller à bord d'un vol charter affrété par l'ONG l'Arche de Zoé avec 103 enfants africains qu'ils voulaient faire accueillir sans autorisation en France, étaient toujours en garde à vue, vendredi 26 octobre, à Abéché, principale ville de l'Est tchadien, sans toutefois être formellement inculpés. La télévision tchadienne a diffusé des images des neuf Français - six membres de l'ONG, dont son président Eric Breteau, et trois journalistes qui les accompagnaient - menottés et assis à même le sol dans le centre social où les enfants ont été accueillis et que le président tchadien Idriss Deby a visité vendredi.
 
Le chef de l'Etat tchadien a annoncé que "les auteurs (de l'opération) seront sévèrement sanctionnés". Il a affirmé que les enfants avaient été "enlevés", qu'ils ne sont pas orphelins, contrairement à ce qu'affirme l'Arche de Zoé, qu'il a accusée d'avoir voulu les emmener en France "contre le gré de leurs parents".

 
L'affaire embarrasse au plus haut point les autorités françaises. Après le Quai d'Orsay, le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a condamné l'opération et a démenti vigoureusement que la présidence ait pu y avoir apporté son appui. Le parquet de Paris avait été saisi, selon M. Martinon, dès juillet par le Quai d'Orsay. Le procureur Jean-Claude Marin a confirmé samedi qu'une information judiciaire avait été ouverte dès mercredi soir pour "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue de l'adoption".
 
Une centaine de personnes, parmi lesquelles des représentants des familles qui devaient accueillir les enfants, ont manifesté vendredi soir à Paris devant l'ambassade du Tchad pour demander la libération des membres de l'association détenus et s'inquiéter des enfants eux même. L'Arche de Zoé continue d'affirmer que le gouvernement était parfaitement au courant de ses activités. A l'aéroport de Reims-Vatry, où les familles d'accueil rassemblées par l'ONG ont attendu en vain jeudi soir les enfants, Christophe Letien, un bénévole de l'association, a assuré que celle-ci n'a jamais touché de subvention de l'Etat, mais que plusieurs ministères étaient au courant de l'opération.
 
L'armée a confirmé de son côté, vendredi, que plusieurs membres de Children Rescue, l'opération controversée montée par l'ONG, avaient été transportés par ses appareils. "Dans le cadre du soutien que nous apportons aux ONG au Tchad, nous avons transporté des membres de cette ONG comme on le fait avec de nombreuses autres organisations", a indiqué à l'AFP le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, à l'état-major.
 
De nombreuses organisations s'inquiètent de l'impact négatif de l'affaire. "Il faut montrer très vite que l'on ne peut pas faire n'importe quoi", affirme Yves Nicolin, président du conseil d'administration de l'Agence française de l'adoption (AFA). Le président d'Unicef-France, Jacques Hintzy, a confirmé de son côté que la plupart des enfants rassemblés par l'ONG ne semblent pas être orphelins. Il a précisé que des recherches allaient être entreprises pour retrouver leurs familles à la frontière tchado-soudanaise, d'où les enfants proviendraient en grande partie.
 
Service France (avec AFP, Reuters.)

Repères


 
La convention de La Haye de 1993. L'adoption internationale est régie par la convention de La Haye de 1993. Ce texte, destiné à "prévenir l'enlèvement, la vente ou la traite d'enfants", insiste sur le libre consentement des parents biologiques : les autorités locales doivent s'assurer qu'ils ont été "dûment informés des conséquences de leur consentement" et que leur accord a été recueilli par écrit. Il ne doit pas avoir été obtenu "moyennant paiement ou contrepartie d'aucune sorte". Actuellement, 74 Etats, dont la France, ont signé la convention. En Afrique, c'est le cas du Burkina-Faso et du Mali, mais pas du Tchad, du Soudan, du Burundi ou de la Guinée. En 2006, 70 % des adoptions internationales réalisées en France concernaient des pays n'ayant pas signé la convention.
 
Les adoptants français. En France, près de 30 000 familles ayant obtenu un agrément auprès du conseil général attendent un enfant. Depuis le début des années 1980, le nombre de pupilles de l'Etat français s'est fortement réduit : ils sont aujourd'hui moins de 3 000, contre 25 000 il y a encore trente ans. Les enfants abandonnés à la naissance sont de plus en plus rares et, lorsque les parents sont défaillants, l'action sociale tente de maintenir les liens de filiation. En 2006, plus de 80 % des 5 000 enfants adoptés en France venaient de l'étranger. Les familles peuvent passer par l'Agence française de l'adoption, un organisme public créé en 2006, effectuer des démarches individuelles sur place ou s'adresser à des organismes autorisés pour l'adoption. Ces organismes privés, dont le plus important est Médecins du monde, sont, en France, au nombre d'une quarantaine.
 

Neuf Français arrêtés au Tchad, soupçonnés de trafic d'enfants du Darfour

Neuf Français ont été arrêtés, jeudi 25 octobre, à l'aéroport d'Abéché, dans l'est du Tchad, alors qu'ils s'apprêtaient à quitter le pays avec 103 enfants, âgés de 1 à 9 ans. Les Français appartiennent à une petite organisation non gouvernementale, l'Arche de Zoé, et à son antenne locale, Children Rescue, qui entendait faire accueillir les enfants par des familles en France. Vendredi, une cinquantaine d'entre elles attendaient encore en vain les enfants sur l'aéroport de Reims-Vatry.
 
Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et aux droits de l'homme, a estimé, vendredi dans Le Parisien, qu'"enlever comme ça" des enfants était "illégal et irresponsable". Elle indique qu'elle n'a pas assez d'éléments pour parler, comme les autorités tchadiennes, de trafic d'enfants, "mais qu'il y a des risques". Le Quai d'Orsay a dénoncé "avec fermeté" l'opération, et le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire "après une dénonciation laissant penser qu'une association allait se livrer à une activité d'intermédiaire dans le domaine de l'adoption sans autorisation".

 
L'Arche de Zoé est une petite association d'une cinquantaine de bénévoles, créée au moment du tsunami en Asie, en décembre 2004, et fondée par des amateurs de véhicules tout-terrain et des sapeurs-pompiers. Son président, Eric Breteau, est l'un des Français arrêtés au Tchad. Elle a lancé, en juin, une opération controversée de "sauvetage" de mille orphelins du Darfour, qu'il s'agissait de "sauver d'une mort certaine". L'opération, soutenue par l'ONG Sauver le Darfour, a été initiée "sans la coopération des autorités soudanaises et françaises", a un temps indiqué l'association, assurant que 500 familles d'accueil avaient été identifiées, dont certaines avaient un agrément d'adoption. L'adoption, juridiquement impraticable puisque le Tchad comme le Soudan "sont des Etats souverains qui n'autorisent pas l'adoption", comme l'a rappelé le Quai d'Orsay, semble avoir été ensuite abandonnée. Les enfants devaient être "accueillis par des familles pour demander le statut de réfugié politique".
 
"Il n'a jamais été question, pour nous, d'être un organisme d'adoption, assure au Parisien Stéphanie Lefebvre, la secrétaire générale de l'association. Ces enfants n'étaient pas destinés à être adoptés. Notre démarche était simple : nous voulions juste les sauver de la mort en leur offrant une famille d'accueil." L'Arche de Zoé s'indigne d'être soupçonnée de trafic d'enfants, une accusation "qui dénature totalement la nature de l'association".
 
Mme Yade, de son côté, indique que, dès le 22 juillet, les ONG travaillant au Darfour qu'elle avait réunies avaient été "unanimes" pour condamner l'opération, et qu'elle avait elle-même appelé le 3 août l'association "à la plus grande vigilance". La mission à l'adoption internationale (MAI) avait, le même jour, souligné, dans un communiqué, que l'opération ne bénéficiait du soutien "d'aucune des organisations humanitaires intervenant sur le terrain depuis quatre ans".
 
Néanmoins, près de 300 familles, en France et en Belgique, ont versé une contribution de 2 800 à 6 000 euros, selon plusieurs parents. Estelle Frattini, secrétaire générale adjointe du Collectif des familles pour les orphelins du Darfour (Cofod), explique que l'Arche de Zoé s'était engagée, le 8 septembre, à ce que le solde de l'opération "soit reversé au Cofod, qui pourrait ensuite le reverser aux enfants".
 
Le ministre tchadien de l'intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, a indiqué que l'association n'avait "aucune autorisation officielle" et que tous les enfants n'étaient pas orphelins. Ils ont été accueillis dans un centre social d'Abéché et seraient "très choqués" mais en bonne santé, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.
 
Près de 236 000 réfugiés du Darfour vivent aujourd'hui au Tchad, selon les chiffres des Nations unies, et 173 000 Tchadiens ont été déplacés par les guerres dans leur pays. La guerre du Darfour aurait fait, depuis février 2003, 200 000 morts, et provoqué l'exode de plus de 2 millions de personnes, selon des estimations généralement admises, mais contestées par Khartoum.
 
Service France , le Monde

Le président tchadien accuse d'enlèvement les responsables de L'Arche de Zoé

L'opération montée par l'association L'Arche de Zoé, destinée à amener en France une centaine d'enfants affectés par le conflit du Darfour et au cours de laquelle neuf Français ont été arrêtés au Tchad, a suscité une vive controverse, vendredi 26 octobre, en France comme au Tchad.
 
Le président tchadien Idriss Deby Itno a accusé vendredi soir les membres de l'association d'avoir perpétré"un enlèvement pur et simple" des 103 enfants "récupérés" la veille par la police dans l'est du Tchad, alors qu'ils allaient embarquer dans un avion à destination de la France. Selon lui, les enfants "enlevés" ne sont pas orphelins, contrairement à ce qu'affirme l'association française, mais "ont leur père et leur mère". Ils allaient être emmenés en France "contre le gré de leurs parents", a insisté le président Deby qui a affirmé que les responsables de l'association arrêtés seront "sévèrement sanctionnés".
 
Dans un communiqué envoyé aux médias en fin de journée, la sœur d'une des responsables détenus au Tchad affirmait que ceux-ci étaient "tabassés" par les autorités tchadiennes. Des membres de l'association ont demandé "l'appui des autorités françaises pour permettre la libération et le retour en France de l'équipe de L'Arche de Zoé et de la journaliste de France 3, tous retenus à l'heure actuelle par les autorités tchadiennes sur des fondements juridiques pervertis". Le consul de France à N'Djamena, Bernard Jeantelot, a pu rencontré en début d'après-midi, les neuf Français arrêtés à Abéché (est du Tchad) et détenus à la gendarmerie locale.

 
"OPÉRATION MENÉE DE MANIÈRE CLANDESTINE"

Mais l'opération a également été vivement critiquée par l'Unicef et la secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme, Rama Yade, qui ont jugé "illégale et irresponsable" cette tentative d'"enlèvement". Et selon le président d'Unicef-France, Jacques Hintzy, les premiers entretiens avec les enfants "laissent supposer qu'il y a peu d'orphelins" parmi eux.
 
Dès vendredi matin, dans le journal Le Parisien, Mme Yade expliquait que "le 22 juillet, toutes les ONG travaillant au Darfour qu' [elle] avait réunies, étaient unanimes pour condamner cette opération". Le ministère des affaires étrangères a annoncé qu'une enquête pénale était en cours à Paris. Cette procédure a été ouverte "dans le contexte d'une dénonciation laissant penser qu'une association allait se livrer à une activité d'intermédiaire dans le domaine de l'adoption sans autorisation", a-t-on indiqué de source judiciaire à Paris.
 
Vendredi soir sur France 2, la secrétaire d'Etat a par ailleurs assuré que les autorités françaises avaient "tout fait pour interdire, pour empêcher cette opération". "Après, ils l'ont menée de manière clandestine, sans avoir prévenu personne, sans l'aval des autorités", a-t-elle ajouté.
 
SOUPÇONNÉ "D'ENTREMISE À L'ADOPTION"

Selon l'AFP, le président de L'Arche de Zoé Eric Breteau a été entendu en août par la brigade de protection des mineurs dans ce cadre, soupçonné "d'entremise à l'adoption". Selon un autre membre de l'association, Christophe Letien, cité par l'AFP, il aurait été mis hors de cause. Ce dernier a tenté de plaider la cause de son organisation en assurant que l'opération projetée était une "action humanitaire d'urgence, et non un trafic d'enfants".
 
L'Arche de Zoé, a-t-il assuré, avait monté cette opération, baptisée "Children Rescue", afin de "sauver de la mort" des orphelins affectés par la guerre civile au Darfour et les faire "accueillir" par des familles. Il s'est vivement étonné du "revirement des autorités tchadiennes" qui, selon lui, avaient donné leur accord. Mais, le chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU au Soudan, Antoine Gérard, affirme que L'Arche de Zoé n'a "jamais été enregistrée" au Soudan.
 
Selon une source diplomatique à Paris citée par l'AFP, quelque 300 familles, principalement françaises, ont versé entre 2 800 et 6 000 euros pour recevoir un enfant du Darfour dans le cadre de cette opération.
 

23.10.2007

Tchad : l’état d’urgence décrété au Nord et à l’Est

 Le gouvernement espère mettre un terme aux violences intercommunautaires

Le Tchad a décrété l’état d’urgence pour douze jours dans l’Est et le Nord du pays, suite à des violences intercommunaires entre Zaghawa et Tama. Cette mesure, qui pourra être prolongée, intervient alors que l’Europe a autorisé, lundi, le déploiement de 3 000 soldats dans l’Est du Tchad et le Nord-Est de la Centrafrique.

Par Awa Traoré

Le gouvernement tchadien a imposé, mardi, à 11h00 GMT, l’état d’urgence dans les régions du BET (Borkou, Ennedi et Tibesti, au Nord), d’Ouaddai et Wadi Fira (Est). N’Djamena espère ainsi mettre fin aux violences entre les Zaghawa, l’ethnie du président Idriss Déby Itno, et les Tama, à laquelle appartient l’ancien chef rebelle Mahamat Nour - actuellement ministre de la Défense.

« Les autorités administratives et militaires des régions concernées doivent juguler par tous les moyens appropriés cette situation intolérable due aux affrontements intercommunautaires. Les gouverneurs des régions concernées doivent mobiliser tous les moyens humains et matériels (...) en vue de ramener l’ordre public », affirme le gouvernement dans un communiqué, qui annonce par ailleurs un « contrôle de la presse publique et privée [et] des émissions radiophoniques ».

« L’entourage » du président accusé

Pour Mahamat Nour, à la tête du Front uni pour le changement (Fuc), « l’entourage du chef de l’Etat » est responsable du nouveau cycle de violences, ayant fait une vingtaine de morts près de Guéréda. Un drame qui justifie selon lui le « retrait » des éléments du Fuc de cette ville. Lundi, il a cependant assuré qu’il n’y avait « aucun problème » avec le chef de l’Etat et qu’ils travaillaient à « régler » rapidement la « situation ».

Ces violences interviennent alors que l’Union européenne a autorisé, lundi, le déploiement de 3 000 soldats dans l’Est du Tchad et le Nord-Est de la Centrafrique afin de limiter le débordement du conflit du Darfour, qui sévit dans le Soudan voisin. Cette force, qui sera soutenue par des policiers des Nations Unies, devrait se rendre sur le terrain d’ici le mois de novembre.

Si la situation au Tchad ne s’améliore pas dans douze jours, l’assemblée nationale pourra voter le prolongement de l’état d’urgence. Récemment, elle avait prorogé de six mois un état d’urgence décrété le 13 novembre 2006 pour mettre un terme à des violences intercommunautaires.

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