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30.11.2007
Procès d'Hissène HABRE : Les avocats des victimes pressent le Sénégal
http://www.walf.sn/actualites/suite.php?rub=1&id_art=...
Après une rencontre, hier matin, avec le directeur de cabinet du ministre de la Justice à qui, ils ont remis des Cd-rom contenant des éléments d’enquêtes contre Hissène Habré, les avocats des victimes ont fait face à la presse. Pour l’essentiel, ils estiment que le Sénégal doit faire vite pour organiser le procès dans un délai raisonnable.
Face aux journalistes, le collectif des avocats des victimes tchadiennes d’Hissène Habré s’est dit rassuré par le directeur de cabinet du ministre de la Justice qui les recevait, hier, quant à la tenue du procès de l’ancien dictateur tchadien au Sénégal. Toutefois, aucune date précise n’a été avancée. C’est la raison pour laquelle, le collectif des avocats des victimes demande à l’Etat sénégalais de faire vite en vue de pouvoir juger Habré dans ‘un horizon visible’, selon l’expression de Me William Bordeau, un des avocats des victimes. ‘Les victimes estiment qu’il est grand temps que les procédures soient entamées parce que le Sénégal a reçu mandat de l’Union africaine depuis bientôt maintenant 16 mois. L’Union africaine a elle même désigné un représentant spécial à Dakar, en la personne de Robert Dossou, ancien ministre des Affaires étrangères et de la Justice du Bénin. L’obstacle juridique a été modifié de telle sorte que les juridictions sénégalaises, notamment la Cour d’assises peut connaître des crimes contre l’humanité. Donc, il n’y a plus d’obstacles pour que la procédure contre M. Habré soit entamée’, a ajouté Me Mouhamed Kébé, avocat sénégalais des victimes.
William Bordeau, avocat français membre du collectif des victimes de renchérir que ‘nous avons à plusieurs reprises dit notre préoccupation que trop de temps a été perdu (…) Depuis ce matin ( Ndlr, lundi) nous sommes rassurés parce que le directeur de cabinet a bien voulu nous dire que des instructions ont été données pour qu’une information soit ouverte et que, par conséquent, un juge d’instruction soit nommé à court terme. C’est ce que nous attendons, c’est ce que les victimes attendent. Il nous a aussi dit qu’il n’imagine pas que les investigations soient suspendues en attendant les premiers chèques’. Pour cet avocat au barreau de Paris, les investigations vont démarrer en attendant l’arrivée des chèques. ‘Elles vont commencer. Le président Wade a fait inscrire sur la ligne budgétaire une certaine somme pour la procédure. Que le Sénégal ait besoin de soutiens financiers, c’est normal. Parce que les juges sénégalais ne vont pas seulement juger Hissène Habré pour les victimes sénégalaises, pour les victimes tchadiennes, mais pour toute l’humanité aussi. Donc l’humanité est concernée par ce procès. Mais cela ne peut pas être un argument pour retarder les investigations. Aujourd’hui, cette ambiguïté a disparu, l’obstacle juridique aussi. Les investigations peuvent maintenant démarrer à un bon rythme sans précipitation. Il y a tout un travail de rassemblement des preuves, rigoureux et sérieux qui a été fait. Les éléments de preuves sont là : nous avons remis les Cd-rom des archives du Bds qui est la police de répression de Habré. Il faut que Habré s’explique. Il faut qu’il soit confronté aux victimes’, a t-il poursuivi.
Me Demba Ciré Bathily, membre du collectif des avocats des victimes ne dit pas autre chose. Selon lui, les éléments de preuves rassemblés par les avocats des victimes peuvent servir de base de travail au juge d’instruction. ‘Nous avons aussi exprimé nos inquiétudes par ce que nous avons l‘impression que depuis que le dossier a été confié au Sénégal, rien n’a démarré. Il y a certes, la question insurmontable des moyens financiers, mais il y a la disponibilité des bailleurs de fonds, de l’Union européenne, du Canada, de la Suisse, du Tchad et du reste de la communauté internationale’, informe-t-il . D’après Me Demba Ciré Bathily si Hissène Habré n’a pas été jugé, il faut le mettre sur le compte de ceux qui avaient la responsabilité de le juger. ‘Les victimes sont en train d’être ballottées de juridictions en juridictions pour demander que justice leur soit rendue. Car, jusqu’ici nous avons assisté à une sorte de déni de justice. C’est cet ordre qu’il faut réparer’, avance Me Bathily pour qui ‘il a fallu que, la Belgique demande à juger Habré pour qu’une partie de la communauté africaine dise :“ c’est à nous de le juger“‘. ‘Tout a une fin. Si vous prenez l’Europe, tous les criminels de guerre ont été jugés. En Afrique, c’est à nous de mettre fin à cette impunité. Pas une justice expéditive mais une justice équitable où les droits de la personne accusée seraient respectés’, a-t-il conclu. Hissène Habré vit en exil au Sénégal depuis 1990. Il est poursuivi pour tortures et crimes contre l’humanité.
Mamadou SARR
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14.11.2007
Enfants Africains Cobayes
Vidéo: Enfants Africains Cobayes de Pfizer (en Anglais)
http://www.dailymotion.com/related/5766795/video/x3aw6k_l...
http://www.dailymotion.com/related/5766795/video/x3awn1_p...
Tests de vaccins contre la méningite à Kano au Nigéria.
Pfizer est le plus riche client de AEC Partners où siège le Dr François Sarkozy.
François Sarkozy siège aussi dans Parisbiotech; Parisbiotech liée, par sa directrice adjointe, à Arche de Zoé.
Autres vidéos sur les tests de médicaments: (en Français)
http://www.dailymotion.com/video/x2e9ao_sidalafrica-test1...
http://www.dailymotion.com/video/x2e9yj_sidalafrica-test2...
Orphelins cobayes aux USA (en Français)
http://www.dailymotion.com/related/5547709/video/x3fln4_s...
http://www.dailymotion.com/related/5766736/video/x3flor_s...
14:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2007
APPEL A MANIFESTER POUR SOUTENIR LES 103 ENFANTS DU TCHAD ET LEURS FAMILLES
Appel à manifester pour soutenir les 103 enfants du Tchad et leurs familles
Samedi 17 novembre 2007 à 14h30 sur le Parvis des Droits de l’Homme Place du Trocadéro à Paris/ Métro Trocadéro (lignes : 9 et 6)
L’Humanité a considéré il y a plusieurs décennies qu’elle se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même en proclamant la Déclaration des droits de l’enfant, puis en adoptant la Convention internationale relative aux droits de l’Enfant, ainsi que d’autres textes dont la Convention de la Haye de 1993 sur l’adoption internationale, et qu’elle a invité les parents, les hommes et les femmes à titre individuel, ainsi que les organisations bénévoles, les Etats à reconnaître ces droits et à s'efforcer d'en assurer le respect. Tous ces textes mettent en avant l’intérêt supérieur de l’enfant.
Aujourd’hui, au nom d’une prétendue action « humanitaire », l'association "Arche de Zoé" s'est livrée, au mépris de leur dignité et de leurs droits, et à l’insu de leurs familles, à une tentative d'évacuation dissimulée de 103 enfants tchadiens confiés à eux pour être éduqués et soignés sur place.
Cette opération jette l’opprobre sur tous ceux qui travaillent véritablement et sérieusement dans l’Humanitaire. On ne peut pas adopter des enfants sans s’assurer – même en période de guerre ou de catastrophe naturelle – que ceux-ci n’ont ni parents, ni proches parents. Qu’il s’agisse des enfants du Darfour ou du Tchad, nul n’a le droit de déraciner des enfants au motif qu’ils sont menacés par une mort certaine.
Le devoir de se révolter contre les défaillances et carences des gouvernements dans la prise en charge de leurs populations en difficultés implique-t-il le droit de tromper ceux que l’on prétend aider, ou même de violer les règles et procédures prévues par le droit international ? Non.
En France, une certaine presse, ainsi que quelques personnalités politiques et publiques, n’hésitent pas à se galvauder aux yeux de l’opinion internationale à travers des déclarations ciblées, non objectives, tendant à dénier à ces enfants une souffrance certaine suite à cette affaire traumatisante.
Mais pourquoi a-t-on laissé se produire une telle opération ? Pourquoi le sort des enfants ne préoccupe plus personne ? Pourquoi ne laisse t-on pas à la justice tchadienne le temps qu’il lui faut pour instruire cette affaire, sans la harceler ? Pourquoi les autorités françaises n’ont rien décidé pour ces enfants ? Et la nécessité d’apporter une protection diplomatique à des concitoyens doit-elle se faire au détriment des enfants et de leurs familles abusées et seules victimes dans cette histoire?
Soustraire clandestinement une centaine ou un millier d’enfants de leur milieu de vie, de leurs proches, de leurs cultures n’est évidemment pas la solution pour aider les pays victimes des drames humains comme celui du Darfour. Il faut plutôt aider ces pays à se développer. Ainsi les enfants pourront vivre dans un environnement sain et dans une société paisible.
Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres, à préciser à l’occasion d’une conférence de presse prévue très prochainement, le Collectif appelle à un grand rassemblement le samedi 17 novembre 2007 sur le parvis des Droits de l’Homme (Place du Trocadéro à Paris) de 14h30 à 17h30
Contact : collectif103dutchad@yahoo.fr Coordination : Allasra NAORGUE, Nocky DJEDANOUM, Irénée MOUDALBAYE, Brahim MOUSSA, Augustin TABO, Abiel YAMARKE
14:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Presse Tchadienne:«La colonisation est terminée. La justice tchadienne est compétente»
« Le Tchad est un pays arabo-musulman » affirme mon compatriote Farouk Abdallah, dont je comprends la légitime ire! Que se passe-t-il avec les « Arabo-musulmans »du Darfour voisin? Et que fait-il de ses compatriotes « Christiano-animistes ». Mon compatriote les prend-il aussi, « au mieux, ... pour des humains, au pire pour des cochons» ? Enfin, et sans commentaire bravo pour le «Ici, ce n'est pas l'Afrique de la forêt où les Blancs sont vénérés comme des dieux » ..
D.T.
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«La colonisation est terminée. La justice tchadienne est compétente»
TCHAD. Les jeunes réagissent aux propos du président Nicolas Sarkozy, qui entend faire juger en France les inculpés de L'Arche de Zoé.
Lemine Ould Salem, envoyé spécial à N'Djamena
Vendredi 9 novembre 2007
http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&a...
Depuis le début de la semaine, ils ont élu domicile dans la cour du Palais de justice de N'Djamena. Du matin au soir, ces jeunes Tchadiens, pour la plupart des étudiants à l'université, ne quittent plus les lieux. Leur objectif? Exiger le jugement des détenus de L'Arche de Zoé au Tchad et empêcher leur rapatriement en France. Autant dire que quand Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il reviendrait à N'Djamena chercher les membres de l'ONG, jusqu'au dernier, pour les ramener, ils ont laissé exploser leur colère.
Jusqu'ici pacifiques, ces jeunes semblent désormais tentés par la violence. Ils ont ainsi caillassé le véhicule transportant le groupe d'avocats français emmené par Me Gilbert Collard, venu organiser la défense des membres de l'association. «C'était chaud. On aurait pu y passer», avoue le sulfureux avocat, dont le groupe a été pris une nouvelle fois à partie après une entrevue avec les détenus à la maison d'arrêt. L'avocat est alors allé à leur rencontre pour dire qu'il comprenait parfaitement leur colère et qu'il condamnait les propos de son président: «Si j'étais Tchadien, j'aurais sans doute été avec vous. Mais la France n'est pas Sarkozy.» Parmi les proches ou les avocats des Européens détenus et même chez des diplomates occidentaux, nombreux sont ceux qui estiment que les jeunes Tchadiens ont raison d'être fâchés après les déclarations du chef de l'Etat français, qui vont créer des difficultés supplémentaires pour la résolution de l'affaire.
«L'Afrique est libre»
Faisant les sentinelles devant la porte principale qui mène vers le cabinet du juge d'instruction, des jeunes s'énervent: «Il faut montrer aux Français que le Tchad est un Etat indépendant depuis le 11 août 1960. La colonisation est terminée. Notre justice est compétente, qu'on la laisse faire son travail et décider librement. Les Français ont fait des fautes au Tchad et ils doivent être jugés ici. Pas en France», explique Mahamat el-Amine, 19 ans, étudiant en droit. «Le temps de la traite négrière est terminé. L'Afrique est libre. Si Sarkozy ne le sait pas encore, on va le lui apprendre», ajoute Ali Mahamat, 20 ans, étudiant en lettres.
«S'il revient, son avion ne pourra même pas atterrir à l'aéroport. Il y aura des milliers de Tchadiens sur le tarmac pour empêcher son avion de se poser», promet Abdelkader Ahmat, 23 ans, lui aussi à la Faculté de droit. «Ce sera la fin de la présence française au Tchad. Partout on chassera les Français éperviers», dit-il, en allusion aux forces tricolores stationnées au Tchad depuis le milieu des années 1980. Quant à leur aîné Farouk Abdallah, ses propos sont encore plus durs: «Ici, ce n'est pas l'Afrique de la forêt où les Blancs sont vénérés comme des dieux. Le Tchad est un pays arabo-musulman qui a une histoire riche et prestigieuse. Ici, les Français sont avant tout des nassaras, c'est-à-dire des chrétiens. Au mieux, on les prend pour des humains, au pire pour des cochons», s'énerve le jeune homme. Quand on leur dit qu'Idriss Déby, le chef de l'Etat tchadien, a évoqué la possibilité pour les Européens d'être extradés et jugés en France, tous rétorquent qu'il ne pourra jamais le faire. Sauf à risquer son pouvoir.
14:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.11.2007
Arche de Zoé : que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère ?
par Thierry Meyssan*
La presse française ne manque pas un éditorial pour brocarder le président tchadien Idriss Déby qui a accusé sans retenue l’association humanitaire l’Arche de Zoé d’avoir tenté d’enlever des enfants pour satisfaire des pédophiles et se livrer à un trafic d’organes. Simultanément, elle loue le président français Nicolas Sarközy, qui s’est immédiatement déplacé au Tchad pour faire baisser la tension et rapatrier plusieurs prévenus.
L’ombre de Cécilia
Le Figaro s’est fait l’écho de la colère de la nièce d’un des bénévoles de l’Arche de Zoé incarcéré au Tchad : ce sapeur-pompier aurait été abusé par les dirigeants de l’association qui lui aurait fait croire que l’opération de sauvetage des enfants était patronnée par Cécilia Sarközy [1].
Mais le quotidien n’indique pas de quelle manière les dirigeants de l’Arche de Zoé avaient pu convaincre les bénévoles d’un tel patronage s’il n’existait pas.
Et si ce patronage était imaginaire, pourquoi le président Sarközy s’est-il cru obligé de monter immédiatement en première ligne ? [2]
Un Sarközy peut en cacher un autre
L’objet social de l’association l’Arche de Zoé est d’« intervenir en faveur des enfants victimes du tsunami du 26 décembre 2004, à Banda Aceh (Sumatra, Indonésie) pour leur permettre de retrouver des conditions de vie décentes par des programmes sanitaires, sociaux et éducatifs ; développer, mettre en œuvre et coordonner des programmes de réhabilitation de l’environnement familial et social de ces enfants ; développer tout programme en adéquation avec les besoins des enfants et de leur environnement de manière à favoriser le retour à l’autonomie, de façon plus générale ; mettre en œuvre toute action permettant de venir en aide aux enfants en difficulté, en détresse ou victimes de catastrophes naturelles ». Comme ne le laisse pas deviner cet énoncé humanitaire, l’association est une initiative d’un organisme semi-public français, Paris Biotech Santé. Celui-ci a été fondé conjointement par l’Université Paris-V Descartes, l’INSERM, l’École centrale de Paris, et l’ESSEC, et dispose de tous les agréments officiels nécessaires. Son objet est de soutenir des projets de création d’entreprises dans le domaine du médicament, des dispositifs médicaux et des services aux malades [3]. Paris Biotech Santé gère un immeuble de 3 200 m², dont 2 500 m² de laboratoires, à l’hôpital Cochin. Ces installations ont été inaugurées en grande pompe, il y a trois semaines par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le président de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, et le président de l’université Paris-V Descartes, Jean-François Dhainaut [4].
Il résulte de ce montage que la finalité ultime de l’Arche de Zoé est de tester des programmes sanitaires sur des enfants en difficulté dans le tiers-monde en vue de leur développement commercial.
Les liens organiques de l’Arche de Zoé et de Paris Biotech Santé sont attestés par l’avis de création de l’association publiée au Journal officiel de la République française du 2 juillet 2005. Il précise : « Siège social : 23, rue Hallé, 75014 Paris. Courriel : lefebvre.s@parisbiotech.org ».
Au demeurant, Stéphanie Dhainaut-Lefèbvre, contact légal de l’Arche de Zoé est aussi la directrice adjointe de Paris Biotech Santé et l’épouse du président de l’université.
En outre, l’Arche de Zoé est la déclinaison française de la Zoe’s Ark Foundation Inc. (154 A’Becket Street, Melbourne 3000, Victoria, Australie). Malgré le communiqué de la Fondation assurant n’avoir aucun lien avec l’association homonyme française, tous les responsables français sont membres de l’organisation-mère australienne, y compris Paris Biotech Santé qui figure parmi la liste fiscale en notre possession.
Contacté par téléphone, Paris Biotech Santé indique que seul son directeur, le professeur Olivier Amedée-Manesme, est habilité à répondre à la presse et que celui-ci n’est pas joignable. C’est dommage car il aurait été en mesure d’indiquer quel avis le Comité d’évaluation de Paris Biotech Santé a émis sur le programme Arche de Zoé ; un Comité d’évaluation où siège le docteur François Sarközy, médecin pédiatre. Contacté à son tour par téléphone, le secrétariat de François Sarközy nous assure qu’il transmet notre question et nous rappelera.
François Sarközy est politiquement proche de son frère aîné, le président Nicolas Sarközy, au point que celui-ci, lorsqu’il était maire de Neuilly et ministre de l’Intérieur, l’avait fait nommer médiateur dans le conflit social de l’hôpital américain de Neuilly [5].
Le Figaro le présentait au lendemain de l’élection présidentielle comme l’une des 100 personnalités qui compteraient désormais « au coeur de la future équipe de France » [6]. Le média sarközyste (excusez le pléonasme) précisait : « Ce pédiatre de 48 ans, vice-président du Conseil de surveillance d’une société de biopharmaceutique, s’est beaucoup rapproché de son grand frère Nicolas lors de la campagne, notamment à l’occasion de séjours brefs mais studieux dans la maison de François, en Provence. » De son côté, Le Nouvel Observateur indique : « Autant Nicolas Sarkozy entretient des relations orageuses avec son frère aîné Guillaume, un temps vice-président du Medef, autant il se sent proche de François, un pédiatre devenu manager. C’est chez lui que Sarkozy a reçu ses amis, le soir de son discours “fondateur” du 14 janvier, et c’est dans sa maison du Midi qu’il s’est parfois réfugié pendant la campagne » [7]. Le Monde note : « Le frère cadet de M. Sarkozy a été beaucoup vu au cours de la campagne. C’est chez lui, dans sa maison des Alpilles, que l’ex-ministre a passé de nombreux week-ends ces derniers mois. En l’absence de Mme Sarkozy - qui n’a été officiellement présente au côté de son mari que le 14 janvier et le 22 avril, et enfin dimanche 6 mai sur le podium dressé place de la Concorde, à Paris, au soir de la victoire -, il a symbolisé une présence familiale autour du candidat. Interrogé un jour sur le sens de sa présence, François Sarkozy, soucieux de lever toute ambiguïté, avait précisé : “Je ne le soutiens pas, je l’accompagne”. » [8]
François Sarközy est aussi une personnalité influente des médias. Ainsi Libération lui a attribué un rôle dans l’éviction de Robert Namias de la direction de TF1 au lendemain de l’élection présidentielle [9].
À la rubrique « François SARKÖZY de NAGY-BOCSA », le Who’s Who in France indique : « Interne des Hôpitaux de Paris en pédiatrie (1983-85 et 1987-89), Assistant au laboratoire de physiologie respiratoire de l’hôpital Trousseau à Paris (1989-90) ; aux laboratoires Roussel-Uclaf : Chef de projet international pour les antibiotiques (1990-93), Directeur du développement clinique international (1994-95), Responsable du développement international (1995) ; au groupe Hoechst Marion Roussel : Vice-président, Directeur de la gestion du portefeuille et des projets en développement international à Bridgewater (États-Unis) (1996-98), Directeur médical et pharmaceutique pour la France (1998-99) ; Président-directeur général du Centre international de toxicologie (1998-99) ; Directeur médical pour la France à Aventis (1999-2000), Associé du Cabinet de conseil en stratégie et en organisation devenu AEC Partners (depuis 2001), Président d’AEC Partners Inc. (depuis 2006) ; Vice-président, Membre du conseil de surveillance de BioAlliance Pharma (depuis 2005) »
Bio Alliance Pharma termine ses expérimentations humaines pour le lancement de médicaments luttant contre des maladies opportunistes du cancer et du HIV, Loramyc, Lauriad et Transdrug [10].
Le monde étant petit, en 2006, le principal client de François Sarközy à AEC Partners est le syndicat français de l’industrie pharmaceutique (LEEM), lequel emploie aussi Stéphanie Lefebvre de Paris Biotech Santé et de l’Arche de Zoé, via LEEM-Recherche.
Le président Idriss Déby ne s’est certainement pas exprimé à la légère. Le rapatriement des journalistes et des hôtesses de l’air impliqués dans cette opération a dû être chèrement négocié. Au demeurant, le Tchad, en traduisant en justice les responsables de l’Arche de Zoé, conserve un moyen de pression non-négligeable sur le président français.
| Thierry Meyssan Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire. Les articles de cet auteur |
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08.11.2007
L'audition d'Eric Breteau par la police française
Le document que nouvelobs.com publie ci-dessous dans son intégralité (l’interrogatoire, le 10 août, d’Eric Breteau par la Brigade des Mineurs de Paris) révèle à quel point le dirigeant de l’Arche de Zoë a dissimulé ses intentions aux autorités françaises. Entre les lignes, on découvre le double jeu de l’ONG, les silences sur le financement de l’association, les non-dits sur la campagne d’adoption en cours, la dissimulation totale de la sœur jumelle de l’Arche de Zoë, Children Rescue, en pleine activité au Tchad, dont il ne dit pas un mot aux policiers. L’audition d’Eric Breteau porte en elle toutes les prémices du cataclysme politico-diplomatique franco-tchadien.
Dans son édition du jeudi 8 octobre, le Nouvel Observateur hebdo publie "La vérité sur les enfants volés", une longue enquête sur l’affaire.
PROCES VERBAL
- Avons mandé et constatons que se présente Monsieur Eric Breteau, qui sur interpellation successives nous déclare

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