19.11.2008

Les Troisièmes Rencontres Tchadiennes en Europe de La Juste Voie

 

28 NOVEMBRE 1958 – 28 NOVEMBRE 2008

 

 

Vous êtes invité(e) à venir célébrer  avec nous les 50 ANS de la Proclamation de la République du TCHAD 

 

 

 

Le Forum LA JUSTE VOIE organise à cette occasion

 

 

Un colloque qui a pour thème :

 

 

 

 

LES CONFLITS ARMES AU TCHAD : JUSQU'A QUAND ?

 

 

 

 

 

 

Dates : Vendredi 28 et samedi 29 novembre 2008

Horaires : de 9H30 à 18H

Lieu : Club Millenium -  29 rue du Colisée 75008 PARIS

Plan d'accès : Métro Franklin Roosevelt (ligne 1 ou 9)

 

Inscription : 20 € (déjeuners - pauses-café - cocktail)

Date limite d’inscription : 25 novembre 2008

 

Contacts : forumlajustevoie@gmail.com / Tél. : 06 63 57 25 45

 

NB : Les actes du colloque feront l’objet d’une publication

                                                                                  

 


 

Les Troisièmes Rencontres Tchadiennes en Europe  de La Juste Voie

 

Les 3e Rencontres Tchadiennes en Europe de La Juste Voie auront lieu du 28 au 29  novembre 2008 à Paris. Elles prennent une importance particulière car elles marqueront le cinquantième anniversaire de la Proclamation de la République du Tchad, le 28 novembre 1958.

 

Cet anniversaire sera le point de départ d’une réflexion profonde sur les causes et surtout les solutions possibles aux conflits armés au Tchad qui sévissent depuis l’acquisition de l’indépendance en 1960. Un demi-siècle de désordre et rien ne semble suggérer un retour définitif de la paix dans ce pays. Cinquante ans d’existence mais la maturité  n’est pas encore palpable dans le jeu politique nationale.

 

Les leaders politiques parviendront-ils à bâtir un Etat digne de ce nom sans verser le sang de leurs concitoyens? Quelles sont les configurations possibles pour cette quête de paix, d’unité et de progrès ? Comment sortir définitivement de la spirale aveuglante et suicidaire de la lutte armée afin de faire place nette à un système politique civilisé et respectueux des populations et des principes fondamentaux des droits humains ?

 

Ces questions essentielles seront abordées sans détours avec les personnalités politiques tchadiennes concernées par la crise (représentants des mouvements armés, leaders de l’opposition, représentants du pouvoir actuel). Des intellectuels tchadiens et étrangers solidaires de la cause tchadienne seront de la partie. Tous ont accepté de participer à ces rencontres pour qu’enfin le langage de la vérité émerge. Tous sont d’avis pour que cette rencontre véritablement impartiale et inédite, soit le terreau fertile où germeront les premières idées pertinentes et astucieuses au profit de tous les protagonistes ayant la volonté de sortir le Tchad du chaos.

 

Né de la prise de conscience de la gravité de la situation du pays et de la chaotique tournure que prennent les événements politiques et socio-économiques au Tchad, le Forum La Juste Voie (LJV) est une plateforme de réflexion, de recherche, d’information et d’action sur les questions de politiques publiques, réunissant des tchadiens vivant au Tchad et à l’étranger, dans le but d’améliorer l’environnement politique, économique et social tchadien.

 

La LJV ambitionne de montrer une nouvelle approche des problèmes du Tchad. Indépendante, libre, ouverte à tous, au-delà des différences et colorations politiques, elle se veut donc un cadre de réflexion, un laboratoire d’idées, de proposition sur les politiques publiques, de réformes structurelles, pour contribuer à une meilleure gouvernance du pays.

 

La guerre étant le problème majeur qui empêche le Tchad de se tourner vers le développement, LJV s’intéresse à la compréhension des facteurs qui la favorisent et des dynamiques qui la nourrissent, pour pouvoir mieux intégrer les propositions nécessaires aux réformes dont le Tchad a besoin.

 

NB : Ce colloque n’est pas une initiative de paix. C’est une occasion d’échanges, d’analyse pour disséquer les causes de conflits armés et trouver les meilleurs outils pour les résoudre. Partis politiques, mouvements politico-militaires, Gouvernement, Opposition, Etudiants, Chercheurs, journalistes, Tchadiennes, Tchadiens, vous êtes tous les bienvenus.

 


05.11.2008

La roue de l’histoire tourne vers l’avant : « Yes ,we can ! Yes ,we did !»

barack.jpg En cette aube du troisième millénaire, l’élection de Barack Obama marque un moment historique dans un pays où les Etats du Sud ont appliqué des lois discriminatoires jusqu'en 1964 et privé les Noirs du droit de vote jusqu'en 1965. Une Amérique majoritairement blanche porte aujourd’hui à la tête de la première puissance mondiale un « Black Boy » venu du fin fond d’Afrique comme le dépeignait  plusieurs années auparavant Richard Wright dans son roman black boy . « L’audace d’espérer » qu’a publié il y a deux ans cet enfant noir porté sur les épaules du Révérend Martin Luther King Junior est une véritable révolution et est en train de faire sonner le glas d’une Amérique raciale et ségrégationniste où beaucoup de Noirs vont régulièrement en prison ou encore passent d ans les couloirs de la mort. Révolution que Martin Luther King avait senti venir et qu'il avait voulu annoncer avec son  grand discours "I have a dream"  prononcé en 1963 et qui, déjà, prônait les vertus de l'équité, de la justice et de la solidarité. Les forces de l'intolérance ne l'entendaient pas de cette oreille et le bon pasteur fut assassiné et, avec lui, son rêve.

Derrière son slogan "Yes, we can", Obama formulait en effet un projet de société qui ne pouvait que rencontrer l'assentiment de ses compatriotes en ces périodes très difficiles. Une période de déprime voire de récession prévisible, si résultante d'une politique économique "aventuriste" basée sur le capitalisme de spéculation qui enrichit une classe sociale parasitaire et fainéante pendant que les masses laborieuses croupissent dans la misère.

 

La roue de l’Histoire tourne vers l’avant et un nouveau jour se lève sur l’Amérique : la noirceur du Nègre comme le disait si bien Aimé Césaire ne peut plus être contre la clarté du jour. Toute l’Amérique  fait  amende honorable et fait l’histoire. C’est la rédemption après tant d’années d’esclavages, de ségrégations et de préjugés raciaux d’une certaine bestialité. Que la France qui depuis la nuit des temps à spolie l’Afrique entende le son de cloche. Plus rien ne sera comme avant, l’histoire du peuple noir est en marche. Tout le long de l’Histoire de l’Humanité, des hommes et des femmes exceptionnels sont subitement apparus pour faire face à des défis tout aussi exceptionnels. Cet homme-ci rassemble en sa seule personne Théodore Roosevelt, Abraham Lincoln, John Kennedy, Martin Luther King, Jesse Jackson, Malcolm X, Rosa Parks, Marcus Garvey et Nelson Mandela, et tous les hommes et femmes d’Amérique et d’ailleurs qui ont eu l’audace d’espérer que le changement est possible partout où la nécessité l’exige. Obama a repris le flambeau à la suite des Révérends Jesse Jackson et Andrew Young, avec un discours "transcendantal"  faisant fi des clivages raciaux pour s'adresser à tout le peuple américain. Lequel a prouvé sa maturité et son osmose en portant cet Américain sorti des entrailles de l’Afrique  à sa tête.

De nombreux sceptiques sont convaincus que l’Afrique sera tenue à l’écart du changement qu’apportera l’administration Obama. Ils ont tort. Mis à part le fait que ce Monsieur a toujours été fier de ses origines africaines au point de dédier l’un de ses deux livres à succès à son père, il va imposer la réforme de la Banque mondiale et du FMI dont les méthodes et les recettes douteuses ont accentué la pauvreté de l’Afrique. Les efforts de redressement de cette dernière, basés sur des plans d’ajustement structurels mal conçus et mal exécutés l’ont rendue encore plus pauvre. Symbole de l'égalité et du rêve américain, Obama est une nouvelle chance pour ses compatriotes, mais aussi pour l'Afrique toute entière. Le regard noir porté sur le Noir va donc s’éclaircir. Croyons-y !

En analysant sérieusement la politique qu'il entend faire sienne en matière de défense, on se rend compte qu'en sus des intérêts stratégiques de l'Amérique, c'est la raison qui guidera ses actes.

Last but not the least, l'Afrique, la "terre-mère" de ce « Black boy », en dehors de la satisfaction morale que lui procure cette élection, pourrait aussi jouir d'un regain d'intérêt de la part de l'Oncle Sam. Ce ne serait qu'une réaction naturelle, même si en la matière, il y a lieu d'être prudent.

En résumé, le rêve américain est à nouveau en marche, et, l'on croise les doigts pour qu'il ne tourne pas au cauchemar, au regard des péripéties qu'a connues la campagne d'Obama. "God save and bless Obama".

L’histoire sera donc écrite, peut-être avec de nouvelles espérances, et de nouvelles barrières à franchir, pour aller installer un autre Noir, dans le fauteuil de la place Saint Pierre à Rome.

Pour paraphraser Frantz Fanon et Aimé Césaire, formulons ceci : Yallah, camarades !  Tentons de secouer la grande nuit dans laquelle nous fûmes plongés, tentons de créer et de découvrir pour les autres et pour nous-mêmes. Faire un pas, encore un pas et un autre pas et tenir gagner à chaque pas et malheur à celui dont les pieds flanchent.

Augustin Tabo