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<title>TABOFILS</title>
<description>Actualités, débats ,économies ,échanges ,images</description>
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<lastBuildDate>Fri, 27 Nov 2009 19:13:44 +0100</lastBuildDate>
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<title>Vrai/Faux dinars de Bahrein : la justice française maintient le Déby</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (LOTABO)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 19:13:44 +0100</pubDate>
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&lt;div class=&quot;detail&quot;&gt;&lt;b&gt;Un dinar presque parfait /&lt;/b&gt; vendredi 27 novembre par &lt;a href=&quot;http://www.bakchich.info/_Anthony-Lesme,06736_.html&quot;&gt;&lt;b&gt;Anthony Lesme&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.bakchich.info/_Francis-Christophe,09028_.html&quot;&gt;&lt;b&gt;Francis Christophe&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;detail&quot;&gt; &lt;div class=&quot;chapo&quot;&gt; &lt;p&gt;La plus grosse affaire de faux monnayage jamais jugée en France - 350 millions de dollars - n’a en rien été clarifiée après deux semaines d’audience. Et le président tchadien Idriss Déby peut dormir tranquille.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La plus grosse affaire de faux monnayage jamais jugée en France - 350 millions de dollars en coupures de 20 dinars de Bahrein imprimés en Argentine, livrés au Tchad et au Niger, dont une petite quantité fut changée à Paris en mai 1998- n’a en rien été clarifiée après deux semaines d’audience. Aucune implication du président tchadien Idriss Déby n’a été évoquée, alors que 5 ans de prison ferme ont été requis contre son ex-conseiller spécial Hassan Fadoul.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La 11 ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, dans sa volonté affichée de restreindre le périmètre de l’affaire aux seuls prévenus et aux infractions commises en France, s’est délibérément privée de toute possibilité de comprendre cette affaire aux ramifications internationales - au Tchad, en Arabie Saoudite, au Maroc, en Argentine- pourtant flagrantes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela n’a toutefois pas empêché les deux procureures de requérir de lourdes peines de prison ferme, 7 et 5 ans contre des lampistes. Rien n’a été tenté, avec l’accord manifeste de la partie civile -l’état du Bahrein et son autorité monétaire- pour identifier les véritables instigateurs de cette vaste embrouille. Alors que le tribunal et la partie civile s’accordent à reconnaitre que les prévenus n’avaient à l’évidence ni les moyens ni l’envergure pour se lancer dans une telle opération.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une exceptionnelle absence de curiosité&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La manière dont Mme&amp;nbsp;Quantin, la présidente de la 11 ème chambre a conduit les débats, laisse peu de place à la compréhension de l’enchainement des faits et donc à la manifestation de la vérité.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une pièce importante, versée au dossier par Hassan Fadoul, l’ex-conseiller spécial du président tchadien Idriss Déby, lors de sa mise en examen en 2000, a été purement et simplement éliminée. Il s’agit de la photocopie d’un chèque à l’ordre d’Idriss Déby tiré sur une agence de la Barclays bank en Angleterre. (voir ci-dessous) Pour l’écarter Mme&amp;nbsp;Quantin a supposé -à tort- qu’il devait exister en Afrique beaucoup de personnes s’appelant Idriss Deby …&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;spip_document_15564 spip_documents&quot;&gt;&lt;a class=&quot;thickbox&quot; href=&quot;http://www.bakchich.info/IMG/jpg_chequedriss-2.jpg&quot; type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L460xH226/jpg_chequedriss-2-1efea.jpg&quot; alt=&quot; - JPG - 56&amp;nbsp;ko&quot; title=&quot; - JPG - 56&amp;nbsp;ko&quot; style=&quot;height: 226px; width: 460px;&quot; height=&quot;226&quot; width=&quot;460&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant ce chèque, comme le précise (voir interview plus bas) Hassan Fadoul, a quasiment provoqué la banqueroute de la Banque de Développement du Tchad (BDT) lorsque le président Déby s’est fait remettre en liquide 1 milliard de Francs CFA en l’endossant . Dés le prélèvement effectué par le président Deby, M.&amp;nbsp;Idriss Othman, le directeur de la BDT, s’est immédiatement envolé pour Londres afin d’encaisser ce chèque, qui s’est avéré sans provision… Ce chèque avait été remis le 22 juin 1998 à Hassan Fadoul par un changeur de Kano (Nigeria), où il s’était rendu sur ordre de son président, à bord de l’avion présidentiel, pour y changer un lot de billets de 20 dinars de Bahrein. (cet épisode figure déjà sur bakchich.info, dans la saga des vrais-faux dinars de Bahrein).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L’absence de curiosité du tribunal a aussi évité d’entendre ce que M.&amp;nbsp;Idriss Othman pourrait dire pour expliquer sa présence à Paris aux côtés de Hassan Fadoul, dans la visite à la fausse banque de France, sise place du palais Bourbon. C’est à la sortie de cet immeuble que 5 des 8 prévenus ont été arrêtés, en train de charger des sacs de dinars dans le coffre de voitures. Les deux tchadiens étaient venus le 13 juin 1998 vérifier que, comme il le leur avait été annoncé à N’Djamena, un service spécialisé de la Banque de France allait se charger de changer les Dinars de Bahrein. Cette fable n’a quand même pas résisté à leur visite sur les lieux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Du fait qu’une commission rogatoire envoyée en Arabie Saoudite n’est jamais revenue, le tribunal ne s’est pas non plus intéressé au prince Fayçal, présenté par deux prévenus , MM Kimbangala et Chariou comme le propriétaire du stock de Dinars Bahreinis. M.&amp;nbsp;Kimbangala a même affirmé qu’il avait bien visité l’imprimerie Ciccone en Argentine, et qu’il considérait qu’elle servait d’entrepôt pour les dinars de son employeur. Il n’avait jamais imaginé qu’ils aient pu y être imprimés, ce qui est pourtant l’un des rares faits avérés de cette affaire.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;spip_document_15565 spip_documents&quot;&gt;&lt;a class=&quot;thickbox&quot; href=&quot;http://www.bakchich.info/IMG/jpg_dinars.jpg&quot; type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L400xH380/jpg_dinars-c3504.jpg&quot; alt=&quot;Les vrais faux dinar, un sujet trop compliqué pour la justice française&amp;nbsp;? - JPG - 30.4&amp;nbsp;ko&quot; title=&quot;Les vrais faux dinar, un sujet trop compliqué pour la justice française&amp;nbsp;? - JPG - 30.4&amp;nbsp;ko&quot; style=&quot;height: 380px; width: 400px;&quot; height=&quot;380&quot; width=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div class=&quot;spip_doc_titre&quot; style=&quot;width: 350px;&quot;&gt;&lt;b&gt;Les vrais faux dinar, un sujet trop compliqué pour la justice française&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;spip_doc_descriptif&quot; style=&quot;width: 350px;&quot;&gt;© Ray Clid&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre bizarrerie sur laquelle le tribunal ne s’est pas attardé, le marocain Hicham Mandari (mandaté par qui&amp;nbsp;?) a changé en mai 1998 sans encombre 10 millions de dollars de ces mêmes dinars dans un bureau de change parisien, qui avait pris soin de faire expertiser ces billets pendant une semaine par le Crédit Suisse à Zurich. Les experts suisses maintiennent que les billets étaient vrais au moment de l’examen. Hicham Mandari a été assassiné sur la Costa del Sol en aout 2004, sans que la justice espagnole déploie de grands efforts pour élucider ce meurtre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Personne ne veut savoir qui a monté ce coup&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quant à la partie civile, après avoir détaillé l’immense préjudice subi par l’économie et l’image de Bahrein, qui dût en catastrophe démonétiser ses coupures de 20 dinars, vit la valeur de sa monnaie dévisser de 50%, sachant qu’elle n’a aucune chance d’être indemnisée par les prévenus, qui sont au bord de l’indigence, elle ne souhaite pas non plus connaitre les tenants et aboutissants de cette grave atteinte à sa souveraineté. Elle en en vient à supposer que le prince Fayçal aurait été inventé par les accusés.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qui a donc financé l’achat du papier filigrané, les frais d’impression des billets, leur transport de Buenos Aires à Nyamey et N’djamena, puis leur acheminement partiel vers l’Europe et le moyen Orient&amp;nbsp;? La question n’intéressait pas la 11 ème chambre. Le délibéré sera rendu le 17 février 2010.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;detail&quot;&gt;Source : Bakchich -Info:&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;detail&quot;&gt;http://www.bakchich.info/Vrai-Faux-dinars-de-Bahrein-la,09432.html&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;detail&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Ali Bongo vient renouer les liens de la Françafrique à l'Elysée</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (LOTABO)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 14:16:06 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Libération.fr&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://tabofils.hautetfort.com/media/02/01/1324745557.jpg&quot; alt=&quot;bongo.jpg&quot; id=&quot;media-2116209&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le président français doit déjeuner avec son homologue gabonais, réélu dans des conditions douteuses en septembre R&lt;/p&gt; &lt;p&gt;enouer des liens distendus par des derniers mois plutôt agités. Ali Bongo est arrivé à Paris jeudi soir, pour sa première visite bilatérale hors du continent africain en tant que président. Il devait s'entretenir avec Nicolas Sarkozy ce vendredi midi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au menu de cette &lt;em&gt;«visite de travail»&lt;/em&gt;, selon un communiqué de l'Elysée, des discussions sur le sommet de Copenhague, ainsi que sur la prochaine entrée du Gabon au Conseil de sécurité des Nations Unies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais aujourd'hui, c'est davantage le symbole que l'intérêt diplomatique qui importe. Ali Bongo, investi président à la mi-octobre après un scrutin controversé, tente en effet de normaliser les relations entre Paris et Libreville, après plusieurs incidents.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Bourgi a la langue bien pendue&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Ainsi, la plainte déposée à Paris par l'ONG Transparency International France contre feu Omar Bongo et d'autres chefs d'État africains dans l'affaire des «biens mal acquis» avait fortement déplu au vieux président, décédé le 8 juin dernier. Nicolas Sarkozy avait ensuite &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monde/06011026-gabon-a-travers-sarkozy-c-est-la-france-qui-etait-huee&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #aa2222;&quot;&gt;été hué&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; aux obsèques de Bongo père.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand elle n'était pas en froid avec le clan Bongo, la France se voyait accusée d'ingérence dans les affaires intérieures gabonaises, notamment par l'opposition. Ainsi, les multiples déclarations cet été de Robert Bourgi, le conseiller Afrique de Sarkozy, avaient fait ressurgir le spectre de la «Françafrique».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bourgi déclarait par exemple quelques semaines avant les élections qu'Ali Bongo était &lt;em&gt;«le meilleur défenseur des intérêts français dans tous les domaines»&lt;/em&gt;. Puis, début septembre, il &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monde/0101589352-quand-robert-bourgi-le-m-afrique-de-l-elysee-derape&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #aa2222;&quot;&gt;dérapait à nouveau&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, révélant quelques secrets de famille de la «Françafrique».&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Emeutes à Port-Gentil&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Les adversaires d'Ali Bongo avaient alors beau jeu d'accuser la France - qui garde au Gabon une base militaire permanente, 10.000 ressortissants et 120 entreprises dont le géant pétrolier Total - d'avoir choisi son favori pour la présidentielle du 30 août.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des émeutes avaient d'ailleurs fait plusieurs morts à l'annonce des résultats du scrutin - &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monde/0101588739-gabon-ali-bongo-et-les-40&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #aa2222;&quot;&gt;considéré comme frauduleux&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; par l'opposition - et le consulat français de la capitale pétrolière Port-Gentil avait été &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monde/0101589170-nuits-de-feu-a-port-gentil&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #aa2222;&quot;&gt;incendié&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La relative discrétion française sur les conditions du vote (ainsi que les &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monde/0101589509-gabon-l-opposition-s-alarme-sarkozy-felicite-ali-bongo&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #aa2222;&quot;&gt;félicitations adressées par Nicolas Sarkozy&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; à Ali Bongo) avaient donné du grain à moudre aux opposants. Lesquels continuent leur mobilisation.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;em&gt;«&lt;/em&gt;Erreur politique&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;L'ancien candidat à la présidentielle Bruno Ben Moubamba a ainsi dénoncé vendredi une &lt;em&gt;«erreur politique fondamentale»&lt;/em&gt; de la France. &lt;em&gt;«Je suis extrêmement choqué qu'un grand pays démocratique comme la France soit la première puissance occidentale à recevoir Ali&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Bongo»&lt;/em&gt;, a-t-il déclaré.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hasard du calendrier? Fin octobre, moins de 3 semaines avant cette visite d'Ali Bongo en France, la justice française &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/societe/0101600120-biens-mal-acquis-pourquoi-la-france-traine-des-pieds&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #aa2222;&quot;&gt;refusait en appel&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; d'ouvrir une enquête sur cette affaire.&lt;/p&gt;
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<title>&quot;Toutes les conditions pour une nouvelle crise alimentaire sont réunies&quot;</title>
<link>http://tabofils.hautetfort.com/archive/2009/11/16/toutes-les-conditions-pour-une-nouvelle-crise-alimentaire-s.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOTABO)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 20:41:00 +0100</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 33pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #990000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://tabofils.hautetfort.com/media/00/02/377829476.jpg&quot; alt=&quot;faim.jpg&quot; id=&quot;media-2105615&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/em&gt;L&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;a faim, toujours. Et à des niveaux jamais atteints : sous l'effet de la crise économique, la barre du milliard de personnes souffrant de sous-alimentation a été franchie en 2009. Une situation à laquelle le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire, organisé à Rome du lundi 16 au mercredi 18 novembre sous l'égide de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), tentera – une nouvelle fois – d'apporter des éléments de réponse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;&quot;&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/3deb/belge-olivier.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366; text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;Belge Olivier&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de Schutter, rapporteur des Nations unies pour le droit à l'alimentation depuis 2008, s'alarme de la situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;&quot;&gt;La situation s'est-elle améliorée depuis les &quot;émeutes de la faim&quot; de 2008 ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Non. Toutes les conditions pour une nouvelle crise alimentaire dans un ou deux ans sont réunies. La question n'est pas de savoir si elle aura lieu, mais quand.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Les causes structurelles de la crise alimentaire de 2008 – une brutale hausse des prix liée à des facteurs conjoncturels puis accélérée par la spéculation – restent en place. Il suffit d'une étincelle pour que la hausse des prix redémarre. On n'a pas tiré les leçons de la crise passée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;&quot;&gt;Pourquoi en est-on encore là ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Depuis juin 2008, les prix agricoles ont fortement baissé sur les marchés internationaux. Mais sur les marchés locaux des pays en développement, ils restent bien plus élevés qu'il y a deux ou trois ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Voici l'enjeu actuel : va-t-on continuer à miser sur un petit nombre de grands producteurs ou renforcer les petits fermiers, dont dépendent la majorité des populations des pays en développement ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Avant même les émeutes de 2008, 900 millions de personnes souffraient de la faim, à cause des politiques menées ces dernières décennies : l'intervention des Etats dans la régulation des prix a été réduite, les producteurs les plus importants ont été aidés à développer des filières d'exportation et les petits fermiers s'en sont retrouvés marginalisés, ce qui a conduit à un exode rural massif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;&quot;&gt;Sentez-vous une évolution des élites ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Dans les discours, on parle davantage de la petite agriculture familiale, mais on persiste dans des politiques d'encouragement des exportations. Le discours dominant est qu'il faut produire davantage, mais le vrai problème est qu'un milliard de personnes n'ont pas assez d'argent pour acheter la nourriture disponible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Quand la FAO projette, pour nourrir 9 milliards de personnes en 2050, une obligation d'augmenter la production agricole de 70 % et de passer de 270 millions de tonnes de viande à 470 millions, elle élude la question de savoir s'il est raisonnable d'encourager la perpétuation d'un mode de consommation aux impacts très négatifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Si tout le monde imitait le régime alimentaire des Etats-Unis, il faudrait six planètes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;&quot;&gt;Comment la question du climat affectera-t-elle l'agriculture ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;L'agriculture est déjà victime du changement climatique, avec une sécheresse qui a réduit de 20 % les récoltes cet été en Inde, avec une sécheresse récurrente en Amérique centrale…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Les projections pour 2020 sont très inquiétantes. En même temps, l'agriculture est coresponsable de cette situation : 33 % des émissions de gaz à effet de serre lui sont attribuables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Amener l'agriculture à mieux respecter l'environnement suppose de passer à des modes de production agroécologiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;&quot;&gt;Peut-on faire un lien entre libéralisation et environnement ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Un récent rapport de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) conclut que commerce et environnement peuvent être complémentaires : le commerce favoriserait le transfert de technologies propres; et avec le changement climatique, de plus en plus de régions vont se trouver en situation de déficit alimentaire et devront acheter plus à d'autres pour se nourrir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Ce qui manque, c'est une analyse de l'impact environnemental de l'agriculture d'exportation. Lorsqu'on produit pour l'exportation, on a recours à de larges plantations de monoculture, ce qui appauvrit les sols, provoque l'érosion, requiert beaucoup d'engrais et de pesticides.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Un autre aspect sur lequel ce rapport est très insuffisant est l'analyse des distances parcourues par les produits alimentaires des lieux où ils sont produits vers les lieux où ils sont consommés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Aujourd'hui, dans le monde, chaque produit alimentaire parcourt de 1 500 à 2 000 km. Or les circuits courts sont moins voraces en énergie et en carburant que les circuits longs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Il faut privilégier les cultures vivrières pour répondre aux besoins locaux, et déconcentrer la production alimentaire afin qu'elle soit la plus proche possible des lieux où elle est consommée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;&quot;&gt;Etes-vous favorable aux plantations pour compenser les émissions de gaz carbonique ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Parmi les nombreuses raisons qui poussent à la spéculation sur la terre, il y a de grands projets de plantations qui sont liés à l'appât que représente le marché des droits à polluer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 16.5pt; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Georgia&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 11.5pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Je pense que c'est une solution trop commode, parce qu'elle nous dispense de réfléchir aux moyens de réduire notre consommation d'énergie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 12.75pt; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: #222222; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Propos recueillis par Hervé Kempf et Clément Lacombe&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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<title>C’EST QUOI LA Françafrique  ?</title>
<link>http://tabofils.hautetfort.com/archive/2009/11/10/c-est-quoi-la-francafrique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOTABO)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 21:16:59 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’Afrique, continent riche en matières premières, est pourtant durement touchée par la pauvreté,&amp;nbsp;les pandémies,&amp;nbsp;les guerres et les coups d’état à répétition. Comment expliquer que les richesses en uranium, pétrole, diamants et autres minerais ne bénéficient pas à la population africaine&amp;nbsp;? Les anciennes colonies françaises peinent à se développer et&amp;nbsp; la France demeure toujours présente en Afrique…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Corruption, enrichissement personnel, intérêts stratégiques, pillage des matières premières, soutiens aux dictateurs, sont souvent associés à la Françafrique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’expression «&amp;nbsp;&lt;i&gt;France-Afrique&lt;/i&gt; » a été inventée par Félix Houphouët-Boigny, ancien président de la Côte d’Ivoire, pour désigner les &lt;b&gt;relations entre la France et l’Afrique après la décolonisation&lt;/b&gt;. Pour François-Xavier Verschave,&amp;nbsp; la «&amp;nbsp;Françafrique&amp;nbsp;»&amp;nbsp;désigne «&amp;nbsp;&lt;i&gt;une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et en lobbies, et polarisée par l’accaparement de deux rentes&amp;nbsp;: les matières premières et l’aide publique au développement.&lt;/i&gt;» ( La Françafrique &amp;nbsp;: &lt;i&gt;Le plus long scandale de la République&lt;/i&gt; , 1999).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Pour saisir la complexité de ces relations obscures entre la France et l’Afrique, il faut revenir à la décolonisation. Revenu au pouvoir en 1958, le Général de Gaulle admet – par réalisme – le principe de l’indépendance des colonies d’Afrique. Le Général n’y était pas favorable&amp;nbsp;: il considérait que la France allait perdre un avantage dans l’accès aux matières premières et que le risque de propagation du communisme en Afrique était trop grand en temps de guerre froide. Finalement, Charles de Gaulle accepte les indépendances et charge Jacques Foccart, conseiller à l’Elysée, de &lt;b&gt;maintenir la tutelle de la France sur les ex-colonies&lt;/b&gt;. C’est à cette époque qu’apparait la cellule «&amp;nbsp;Afrique&amp;nbsp;» de l’Elysée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La première stratégie de Foccart sera de &lt;b&gt;mettre en place ou de soutenir des dirigeants africains favorables à la France&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;. Celle-ci&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;se matérialise par des assassinats politiques, l’élimination des mouvements indépendantistes, des élections truquées et la répression des opposants (Sylvanus Olympio, président indépendantiste du Togo est assassiné en 1963. Son assassin, Gnassingbé Eyadema, prend le pouvoir et devient l’ami personnel de Jacques Chirac,&amp;nbsp;lequel soutiendra par la suite le prise de pouvoir du fils, Faure Gnassingbé Eyadema).&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La tutelle politique est complétée par des accords secrets, qui instituent le principe d’une intervention française en cas de menace extérieure et l’installation de &lt;b&gt;bases militaires&lt;/b&gt; au Tchad, à Djibouti, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Gabon. Des mercenaires – soutenus discrètement par Paris – seront impliqués dans des coups d’Etat et rebellions, comme Bob Denard aux Comores et au Bénin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Pour préserver ses intérêts en Afrique, la France utilise ses services secrets. Ceux-ci infiltrent les &lt;b&gt;grandes entreprises&lt;/b&gt;, comme Elf, qui a servi de couverture à des activités illégales&amp;nbsp;: marges considérables sur l’exploitation du pétrole, surfacturations des investissements…L’argent servira à assurer la main mise de l’entreprise sur l’Etat, la corruption locale, le soutien à des élections truquées, la corruption d’hommes politiques français, l’implication dans des coups d’Etat…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Jacques Foccart est remercié par Valéry Giscard d’Estaing en 1974. Privés de leur tête, les réseaux de la Françafrique s’émiettent, chacun développant sa propre stratégie et cherchant à préserver ses intérêts, qu’ils soient économiques, politiques, ou militaires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La tutelle de la France sur le continent africain&amp;nbsp;est toutefois&amp;nbsp;maintenue par des moyens occultes, illégaux et qui auront des conséquences dramatiques sur les populations africaines. Au Congo-Brazzaville, Elf a financé les armes qui ont servi à massacrer des dizaines de milliers de personnes par les milices de Denis Sassou-Nguesso, lors des guerres civiles de 1997 et 1998-1999. En soutenant des rebellions et des coups d’Etat, la France s’est rendue complice de violations des droits de l’homme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’élection en 2007 de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République laissait présager un renouveau des relations entre la France et l’Afrique, après 12 ans de présidence Chirac, connu pour ses liens personnels avec Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) pour ne citer qu’eux. En 2006, candidat à la Présidence , Nicolas Sarkozy avait affirmé lors d’une visite au Bénin&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Il nous faut construire une relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarrassée des scories du passé et de ses obsolescences&lt;/i&gt;.&quot;. Cette promesse de campagne est finalement restée lettre morte. Ce revirement de position peut être illustré par &lt;b&gt;l’éviction de Jean-Marie Bockel&lt;/b&gt;, secrétaire d’Etat à la coopération, qui avait critiqué la lenteur de la mise à mort de la Françafrique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxbodytext&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;La mort de la Françafrique n’a pas eu lieu&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;. Assainir les relations entre la France et l’Afrique est finalement aussi complexe que les liens qui unissent la France à ses anciennes colonies d’Afrique sont occultes, teintés d’intérêts puissants, et illégaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vincent ADANVOESSI&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Cotonou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>L'UE décrète des sanctions contre la junte  en Guinée et un embargo sur les armes</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (LOTABO)</author>
<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 13:40:16 +0100</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;LINE-HEIGHT: 19.2pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://tabofils.hautetfort.com/media/01/02/75625782.jpg&quot; alt=&quot;guinee-sanctions.jpg&quot; id=&quot;media-2071929&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Bruxelles a décidé de prendre des sanctions ciblées contre des membres de la junte au pouvoir en Guinée et d'établir un embargo sur les armes. Ces mesures visent à sanctionner l'implication de la junte dans la violente répression d'une manifestation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;LINE-HEIGHT: 19.2pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #333333; FONT-SIZE: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Par&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/category/tags-auteurs/depeche&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #004488; text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dépêche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(texte)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 0pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt;&quot;&gt;AFP -&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #333333; font-size: 10.5pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont décrété mardi des sanctions ciblées à l'encontre des membres de la junte au pouvoir en Guinée et un embargo sur les armes, a indiqué la présidence suédoise de l'UE.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; L'UE a &quot;décidé d'adopter des mesures visant les membres du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, la junte au pouvoir) et les individus associés, responsables de la répression violente ou de l'impasse politique dans le pays&quot;, selon un texte adopté par les ministres européens à Luxembourg.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Selon une source diplomatique, une liste des personnes concernées par ces mesures, qui pourraient consister en des gels d'avoirs et des interdictions de visas pour l'UE, doit être publiée d'ici jeudi au Journal officiel de l'Union européenne.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;L'UE a également &quot;décidé d'imposer un embargo sur les armes à la Guinée&quot;, précise le texte adopté mardi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-size: 10.5pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ces mesures visent notamment à sanctionner l'implication de la junte dans la répression sanglante d'une manifestation le 28 septembre à Conakry, qui a fait au moins 150 morts selon l'ONU et suscité l'indignation internationale.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Tchad : Tentative d’assassinat à l’encontre de M. Michel Barka et actes de surveillance à l’encontre de M. Massalabaye Tenebaye</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (LOTABO)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 18:23:34 +0100</pubDate>
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&lt;div id=&quot;chapo&quot;&gt; &lt;p&gt;26 octobre 2009 par &lt;span class=&quot;vcard author&quot;&gt;&lt;a class=&quot;url fn spip_in&quot; href=&quot;http://survie.org/auteur/fidh&quot;&gt;FIDH&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class=&quot;vcard author&quot;&gt;&lt;a class=&quot;url fn spip_in&quot; href=&quot;http://survie.org/auteur/omct-343&quot;&gt;OMCT&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;Thèmes&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://survie.org/mot/tchad&quot; class=&quot;mot lienrouge&quot; title=&quot;Tchad&quot;&gt;Tchad&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://survie.org/mot/repression&quot; class=&quot;mot lienrouge&quot; title=&quot;Répression&quot;&gt;Répression&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://survie.org/mot/communiques-de-presse&quot; class=&quot;mot lienrouge&quot; title=&quot;Communiqués de presse&quot;&gt;Communiqués de presse&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://survie.org/mot/droits-humains&quot; class=&quot;mot lienrouge&quot; title=&quot;Droits humains&quot;&gt;Droits humains&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4 jours à peine après la visite-éclair à l’Elysée du très françafricain Idriss Déby, l’Observatoire, programme commun de la FIDH et de l’OMCT, nous alerte sur de nouvelles violations des droits humains dans ce pré carré de l’armée française. A en juger par son silence, Nicolas Sarkozy, qui a renoncé à réclamer la lumière sur la disparition, début février 2008, de l’opposant Ibni Oumar Saleh, semble faire bien peu de cas de 2 militants de la société civile tchadienne menacés de morts et espionnés. Sans doute est-il plus préoccupé par les accords commerciaux avec le régime tchadien, tel que les contrats de vente d’armes françaises à Ndjamena, qui ont progressé de 50&amp;nbsp;% en 2008 pour atteindre près de 13 millions d’euros.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tentative d’assassinat / Menaces pour la sécurité / Surveillance&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tchad&lt;/p&gt; &lt;p&gt;22 octobre 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante au &lt;strong&gt;Tchad&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Description de la situation&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Observatoire a été informé de sources fiables d’une tentative d’assassinat à l’encontre de &lt;strong&gt;M.&amp;nbsp;Michel Barka&lt;/strong&gt;, président de l’Union syndicale du Tchad (UST), et d’actes de surveillance menés contre &lt;strong&gt;M.&amp;nbsp;Massalabaye Tenebaye&lt;/strong&gt;, président de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les informations reçues, le 13 octobre 2009 vers 19h, alors qu’il se trouvait au volant de son véhicule, M.&amp;nbsp;Michel Barka a été suivi par plusieurs véhicules banalisés. Une personne en civil sans aucune identification s’est ensuite interposée au milieu de la route, lui barrant le chemin. Afin d’échapper à ce qu’il craignait être une arrestation illégale, M.&amp;nbsp;Barka a tourné dans une rue perpendiculaire et a alors été pris en filature par un motocycle. Lorsque M.&amp;nbsp;Barka s’est arrêté, le conducteur du motocycle a brandi une arme de poing en direction du véhicule de M.&amp;nbsp;Barka, qui a réussi à prendre la fuite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le même jour, alors qu’il sortait des locaux de la LTDH pour rencontrer un partenaire international, M.&amp;nbsp;Massalabaye Tenebaye a constaté qu’il faisait l’objet d’une filature jusqu’à son domicile, fait qui s’est répété le 14 octobre au matin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M.&amp;nbsp;Michel Barka et M.&amp;nbsp;Massalabaye Tenebaye se sont rendus en février 2009 à Paris et à Bruxelles en tant que délégués du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR), où ils ont alerté les autorités françaises et les représentants de l’Union Européenne au sujet de la situation politique et sécuritaire au Tchad. Ils ont notamment témoigné des blocages de la mise en oeuvre des recommendations de la Commission d’enquête établie pour faire toute la lumière sur les violations des droits de l’Homme perpétrées lors de la tentative de coup d’Etat en février 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 20 octobre 2009, suite à l’agression dont M.&amp;nbsp;Barka a été victime et la filature dont M.&amp;nbsp;Tenebaye a fait l’objet, M.Tenebaye a été reçu par le ministre tchadien de l’Intérieur et de la sécurité publique, accompagné du directeur de la Police Nationale, du directeur de la Sécurité Publique et du directeur des Renseignements Généraux, qui ont assuré qu’ils prendraient toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de M.&amp;nbsp;Barka et de M.&amp;nbsp;Tenebaye ainsi que l’ouverture d’une enquête approfondie sur les faits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation et son inquiétude pour l’intégrité physique et psychologique de M.&amp;nbsp;Michel Barka et de M.&amp;nbsp;Massalabaye Tenebaye ainsi que pour celle de tous les défenseurs des droits de l’Homme au Tchad, et rappelle aux autorités tchadiennes leur obligation de protéger les défenseurs des droits de l’Homme conformément à l’article 12.2 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actions requises&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités tchadiennes en leur demandant de&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M.&amp;nbsp;Michel Barka et de M.&amp;nbsp;Massalabaye Tenebaye ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme tchadiens&amp;nbsp;;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ii. Mener effectivement une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur les faits décrits ci-dessus, ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi&amp;nbsp;;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;iii. Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de M.&amp;nbsp;Michel Barka, de M.&amp;nbsp;Massalabaye Tenebaye et de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme tchadiens&amp;nbsp;;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;iv. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” et son article 12.2 qui prévoit que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”&amp;nbsp;;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;v. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par le Tchad.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Adresses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M.&amp;nbsp;Idriss Deby, Président de la République, Présidence de la République, B.P. 74 N’Djamena, Tchad, Fax&amp;nbsp;: (235) 51 45 01&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M.&amp;nbsp;Youssouf Saleh Abbas, Premier Ministre, Primature N’Djamena, Tchad, Fax (235) 52 20 89, Email&amp;nbsp;: cpcprimt(a)intnet.td&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M.&amp;nbsp;Jean Bawoyeu Alingue, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ministère de la Justice BP. 426 N’Djaménal, Tchad, Tel./Fax (235) 52 21 39&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M.&amp;nbsp;Ahmat Mahamat Bachir, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, BP. 742 N’Djaména, Tchad, Tel/Fax&amp;nbsp;: (235) 51 71 59&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ambassadeur M.&amp;nbsp;Malloum Bamanga Abbas, Mission permanente de la République du Tchad auprès de l’Office des Nations unies à Genève, rue Tronchin 14, 1202 Genève, Suisse, E-mail&amp;nbsp;: mission.tchad(a)bluewin.ch, Fax&amp;nbsp;: +41 22 774 25 27&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques du Tchad dans vos pays respectifs.&lt;/p&gt;
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<title>IDriss Deby:' Si le Soudanais tenaient parole&quot;</title>
<link>http://tabofils.hautetfort.com/archive/2009/10/24/idriss-deby-si-le-soudanais-tenaient-parole.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOTABO)</author>
<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 19:43:08 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://tabofils.hautetfort.com/media/00/01/1505838885.jpg&quot; alt=&quot;Deby.jpg&quot; id=&quot;media-2060460&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le chef de l’Etat tchadien, en visite à Paris, évoque les chances d’une paix avec Khartoum.&lt;br /&gt; Le Nouvel Observateur.- Vous évoquez à nouveau la possibilité d’une paix avec le Soudan, pays avec qui vous êtes en conflit depuis 2003 par rébellion interposée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Idriss Déby.- Cette crise nous a fait beaucoup de mal. Nous avons été agressés plusieurs fois. Nous avons la charge de 300.000 réfugiés du Darfour. Normaliser nos relations avec le Soudan est notre priorité. Je n’ai donc pas hésité à recevoir le conseiller spécial du président soudanais, Omar el-Bechir. Cette rencontre, facilitée par notre frère Kadhafi, constitue une première. C’est une très grande opportunité pour rétablir la paix entre nos deux pays. En signe de confiance, nous avons demandé que les mercenaires (rebelles tchadiens basés au Soudan Ndlr), conformément aux accords passés, soient éloignés de 500 km de nos frontières, casernés et désarmés. Le principe a été accepté par Khartoum. Evidemment, quand cela sera fait, nous irons, nous aussi, vérifier sur le terrain qu’il n’y a plus de mercenaires autour de Kutum, Niala, al-Fasher, ou dans le Jebel Mara. Nous sommes prêts en échange à laisser des observateurs soudanais visiter notre pays afin de constater que nous n’hébergeons pas leurs rebelles. Notre ministre des Affaires étrangères va se rendre à Khartoum dans les prochains jours pour discuter des autres points en suspens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Ce rapprochement sera-t-il durable ? Les quatre accords précédents, à peine conclus, ont tous été violés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- Absolument. Nous restons donc très prudent. Le premier accord n’a tenu qu’une semaine, le second a été rompu cinq jours après et le dernier a été violé seulement dix-sept heures après avoir été signé à Doha, alors que notre délégation était encore sur place. C’est pour ça que nous avons dit aux Soudanais, de la façon la plus claire : nous ne vous croyons pas. C’est à vous de faire le premier pas. Vous devez montrer que vous avez renoncé à établir au Tchad un régime basé sur le fondamentalisme religieux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Vous avez salué la décision de la Cour pénale internationale de lancer un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir. Cette pression l’a-t-elle poussé à se rapprocher du Tchad ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- Je pense que le président Béchir a compris une chose : le monde d’aujourd’hui n’accepte plus l’impunité. Et effectivement, les pressions internationales qui viennent de toutes parts ont pesé sur sa décision. J’ai profité de mon séjour à Paris pour demander au président Nicolas Sarkozy et aussi au président de l’Organisation internationale de la Francophonie, M. Abou Diouf, d’encourager le Soudan à respecter ses engagements.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Quel bilan faites-vous de l’Eufor dont le mandat s’est achevé au printemps dernier ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- En son temps, nous avions critiqué l’Eufor. Avec le recul, je pense que l’Eufor a fait davantage pour sécuriser les réfugiés et le personnel humanitaire que la force des Nations unies qui l’a remplacé. On ne peut pas dire que la Minurcat (Mission des Nations unies pour la république centrafricaine et le Tchad) soit opérationnelle. Elle devait avoir 4 à 5000 hommes. Elle dispose de moins de 40% des effectifs prévus. Ce sont donc nos soldats et nos policiers qui jouent le rôle dévolu aux casques bleus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Les humanitaires accusent les coupeurs de route d’être souvent des soldats tchadiens ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I.Déby.- Ce n’est pas vrai. La majorité des malfaiteurs sont des Soudanais qui ont servi dans la rébellion du Darfour. Ils viennent armés dans les camps de réfugiés que nos soldats, dans le cadre des conventions internationales, ne sont pas habilités à fouiller. Nous contrôlons mieux nos frontières et les actions que nous avons menées ont permis d’arrêter tous ces malfrats et de récupérer tous les véhicules volés à des humanitaires. Nos forces de défense et de sécurité ont payé le prix fort lors de ces interventions et déplorent des morts et des blessés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Nicolas Sarkozy vous a demandé que les législatives tchadiennes prévues en 2010 soient « irréprochables ». Que lui avez-vous répondu ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- Ces élections vont être transparentes. Elles se dérouleront dans les normes, sous la surveillance de la communauté internationale et d’une commission électorale indépendante. C’est exactement ce que prévoit l’accord du 13 août 2007 passé entre la majorité présidentielle et l’opposition : l’organisation, avec l’appui de la communauté internationale, d’élections irréprochables. Les représentants de l’Union européenne, de l’Organisation internationale de la francophonie, de l’Union africaine, de la France, des Etats-Unis, d’Allemagne, des Nations unies ont jusque-là participé à toutes nos réunions préparatoires. Nous le faisons en toute bonne foi. Nous n’avons pas à tergiverser. Je suis moi-même le garant de l’application de cet accord.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Les partis d’opposition demandent au préalable que toute la lumière soit faite sur la disparition en février 2008, de leur principal porte-parole, Ibni Oumar Mahamat Saleh.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- Cette question m’a déjà été posée plus d’une centaine de fois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Parce qu’elle demeure toujours sans réponse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- Cette affaire est aujourd’hui entre les mains de la justice. On l’a d’abord confié, comme vous le savez, à une commission indépendante, composée pas seulement de Tchadiens, mais aussi de membres de la communauté internationale. Sur la base de son travail, des magistrats ont été désignés et continuent ses travaux. Ce n’est pas très facile. Ils ont déjà entendu beaucoup de monde. Ils doivent nous dire ce qui est arrivé non seulement à Ibni Oumar Mahamat, Saleh, mais aussi 700 Tchadiens qui sont morts entre les 2 et 3 février 2008, lors de l’attaque des mercenaires soudanais contre N’Djamena. Il y a eu, ces jours-là, la destruction de tous les symboles de la démocratie au Tchad, des viols, des assassinats de civils, de militaires, de hauts responsables... Donc, attendons que les magistrats rendent leurs conclusions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Mais vous répétez, malgré de nombreux témoignages contraires, que les militaires tchadiens ne sont pour rien dans cette disparition.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- Tous les chefs militaires ont été entendus par la commission et les magistrats. Je ne suis pas dans le secret de ce qu’ils ont dit. Mais, en ce qui me concerne, j’avais alors d’autres choses à faire que de faire arrêter un opposant ou un homme politique. Nous étions encerclés. Le palais a été défendu par moins de 300 personnes, dont moi-même, bien sûr. Et la ville a été contrôlée pendant vingt-quatre heures par les mercenaires. Il est important que cette enquête explore aussi cette piste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Deux figures de l’opposition ont pourtant été arrêtées ce jour-là. D’autres personnalités politiques auraient pu l’être également si elles ne s’étaient pas cachées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- Il faut d’abord se demander pourquoi ces gens se cachaient. En pleine offensive, le 2 février vers 16 heures, l’aviation m’a annoncé qu’il y avait un attroupement extrêmement important de mercenaires devant la maison de Lol Mahamat Choua (ancien chef de l’Etat) et m’a demandé ce qu’elle devait faire. J’ai dit : s’il y a un attroupement, il faut tirer. Et j’ai ordonné aux unités qui étaient engagées de ce côté de la ville de se rendre sur les lieux. On m’a prévenu par radio qu’on avait trouvé M. Lol Mahamat Choua à l’extérieur de sa maison. J’ai dit prenez le. Et cela en présence de deux officiers français qui se trouvaient avec moi à la présidence. Il n’a pas été maltraité. On lui a simplement demandé ce qu’il faisait à cette heure-ci dehors sous les balles. Après avoir été interrogé, il a été remis à sa famille. Quand au second opposant, M. (le député Ngarlejy) Yorongar. Il a eu peur et a fui au Cameroun. Il n’a jamais été arrêté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N.O.- Le gouvernement français est en train de remettre à plat l’ensemble de son dispositif militaire en Afrique. Souhaitez-vous, à cette occasion, réviser les accords qui vous lient avec Paris ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; I. Déby.- Le Tchad n’a pas d’accord de défense avec la France. Nous ne sommes donc pas concernés par ces modifications. Nous sommes liés seulement depuis 1976 votre pays par des accords de coopération qui fonctionnent parfaitement bien. Nous espérons que cette coopération ne soit pas remise en cause. Le dispositif Epervier qui a été mis en place en 1987, à la demande de mon prédécesseur, quand le Tchad a été attaqué par la Libye, a également parfaitement rempli sa mission.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Propos recueillis par Christophe Boltanski&lt;br /&gt; Nouvel Observateur&lt;/p&gt;
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